Aujourd'hui, signalons un grand événement : la mise sur le marché de Gardasil, premier vaccin contre le papillomavirus. Ce virus transmis lors de rapports sexuels peut provoquer des cancers du col de l'utérus et des lésions pré-cancéreuses de l'appareil génital féminin. Chaque année en France, près de 3400 cancers du col de l'utérus sont diagnostiqués et plus de 1000 femmes en meurent. (200 000 femmes en meurent chaque année dans le monde)Le Gardasil est commercialisé au prix public conseillé de 145,94 euros la dose. Il s'administre par voie intramusculaire, en trois doses (la deuxième deux mois après la première injection, la troisième 6 mois après). Dans un premier temps, le vaccin ne sera pas remboursé. "Il y a un délai administratif incompressible" pour définir les recommandations de vaccination et les conditions d'un éventuel remboursement, explique le laboratoire.
La vaccination ne doit cependant pas modifier les mesures de précaution prises contre les maladies sexuellement transmissibles, de même qu'elle ne remplace pas la nécessité de faire des frottis cervicaux de routine. "Il faut continuer la protection et continuer le dépistage. Si on vaccine maintenant les jeunes filles de 9 à 14 ans, on n'aura l'efficacité en termes de prévention des maladies que dans 10 à 20 ans", met en garde le Pr Lopes.
Près de 70% des femmes ignorent tout de cette affection : jusqu'à présent, le seul moyen de détection reste le frottis vaginal, grâce auquel il est possible de détecter les cellules précancéreuses. Il est recommandé de le faire pratiquer au moins tous les 3 ans, et au mieux tous les ans.
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